Le tour des 3 Amériques en vélo

29 janvier 2012

Jour 1034

JOUR 1034

DIMANCHE 29 JANVIER 2012

CUSCO – P E R O U

0 KM

Fatigue dû à la diarrhée et certainement un peu à l’altitude, c’est quelques jours de repos que je m’accorde ici. J’avais prévu de partir de Cusco en vélo pur passé un col à plus de 4800 m mais il n’existe pas. Je ne sais où j’ai avais été cherché cet info. Alors c’est en bus que je quitterai la ville pour aller à Puno sur les rives du célèbre lac Titicaca. Et de là en vélo pour la Bolivie et la Paz qui est entre 3600 et 4100 m/alt. ensuite c’est à voir. Donc rien de spécial en ce dimanche si ce n’est les nombreux passages aux WC et de grosses crises de fatigues.

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Jour 1033

SAMEDI 28 JANVIER 2012

CUSCO – P E R O U

0 KM

Une grosse connerie à été faite au Macchu Picchu : J’ai bu de l’eau de la montagne ! Et le résultat et une belle diarrhée.  C’est le repos en chambre quasi obligatoire. Je sors manger une saine assiette, faire les courses et prendre un peu l’air toujours aussi frais.

Déjà pas très bien, ma mère m’apprends que le premier journaliste à qui j’ai donné la première interview et avec qui j’avais gardé le contact vient de décédé en Colombie. Je lui avais envoyé un dernier mail depuis Nasca et m’interrogeais sur ça non réponse. Maintenant tout est clair et c’est bien triste pour sa famille. Je suis aussi chagriné et plein de peine. Bernard Perrin nous manquera à tous.

C’est dernier mois c’est un peu la série des décès, aussi une autre journaliste de 24h à 31 ans, Bernard à 41 ans et Jean-Michel à 63 sans compté mon père et des connaissances. Ainsi va la vie et c’est pour cela qu’il faut en profité chaque jours.

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Jour 1032

JOUR 1032

VENDREDI 27 JANVIER 2012

CUSCO – P E R O U

0 KM

Comme le porte-monnaie est vide à cause de la visite du Macchu Picchu (150$ usd) ce matin c’est à un changement d’hôtel que je pratique. Vers un lieu plus porté à ma bourse pour finir le mois dans le rouge mais un peu moins vif. Sortie de l’hôtel, je reprends un petit-déjeuner avec de très bons croissants testés la veille. Qui cherche trouve et là, c’est bien. Belle chambre spacieuse, internet qui fonctionne, une table et une bonne chaise. La douche t les WC sur le palier, mais pas possible de tout avoir.  Avec la fatigue de hier c’est donc du repos et ainsi ne quitterai pas la chambre. En arrivant c’est au moins 30 minutes de questions de la part des gens qui sont là. La routine en fin de compte.

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Jour 1031

JOUR 1031

JEUDI 26 JANVIER 2012

CUSCO – P E R O U

0 KM

À peine dormis 3 heures et pour la deuxième nuit consécutive, mystère ! Sortie de l’Hôtel à 04h20. Un taxi pour la station de bus avec un trajet de 5 minutes et de là une voiture pour Ollantaytambo qui se trouve à 89 kms. Arrivé dans le village à la lueur du crépuscule c’est directement l’embarquement dans le train après avoir pris un café au prix abordable. Le trajet dure 1h30 et un café est servi avec 10 grammes de chips et 20 grammes de dessert sucré.  Là aussi le temps passe très vite avec la discussion qui se fait avec compagnons de compartiment.

Arrivé à Aguas Calientes, prise du ticket où là c’est aussi la discrimination au niveau du prix qui est du simple au double. Et puis le bus que je ne prendrai pour raisons d’économies. Alors ce sont 10 kms de monté pour un dénivelé de 400 m. il existe un trajet qui coupe en travers des lacets. Ce chemin n’est fait que d’escaliers et pour tous ce n’est pas évident au niveau du souffle. Alors au bout de deux coupures de route, je prendrai le chemin qu’empruntent les bus. Plus long mais plus régulier au niveau du rythme de la marche qui n’est pas obliger de s’arrêter tous les 20 marches pour reprendre le souffle. Arrivé en haut c’est le site magique et le sacrifice et le temps de boire un café au combien réconfortant. À noté la pluie durant la montée. Et avec le breuvage amer, deux sandwichs préparé avec tout mon amour.

Et voilà c’est le temps de la visite. Tout ce passe bien, pas de pluies et pas trop froid. Rencontre avec des suisses de Zurich et des allemands. À la fin, pour le dernier bout, la pluie assez forte mais brève puis un temps plus clair. Et un gardien qui fait du zèle et arrive à bien m’énervé. Je me retrouve à la cantine et il commence à fermé donc pas de café. Je mange mes sandwichs et les anchois, bois un peu de soda et me prépare pour la descente. Il est évident qu’avec le manque de sommeil, la marche et la visite, la fatigue est bien présente. Arrivé en bas sous la pluie, oui encore une autre mais cette fois bien plus soutenue et continue. Accompagné de la tombée de la nuit. Les 5 derniers kms ont été très difficiles et le dernier c’est à traine savate qu’il a été fait. Je marchais comme un ivrogne ivre de fatigue et de douleurs musculaires.

Dans la ville d’Aguas Calientes, j’achète de l’eau et bois un café fait au jus de chiotte. Me rends à la gare pour y dormir avant le train du retour. Et étonnamment, le café y est bon et au prix correct. J’en prends un avant de dormir et un au réveil. Faut préciser que pour avoir le meilleur prix possible pour le train, c’est le premier à 6h10 et le dernier à 21h30 qu’il faut prendre. Alors bien sûr que la journée est longue. Je trouve facilement le sommeil sur le banc durant une bonne heure. Au réveil les muscles hurlent au surmenage. Le cumul devient un lourd passif avec le passage à 4100 mètres d’altitudes et une montée de 100 kms avec un vélo de 80 kgs, le manque de sommeil et une belle journée très physique. Dans le train je ne retrouve pas le sommeil tandis que pratiquement tous les passagers l’ont ! Arrivée à Ollantaytambo, les nombreux bus attendent les passagers qui ce rendent à Cusco. Arrivé à la chambre vers les 01h00. Heureux et très content, c’est directement en position horizontale pour un bon repos mérité.

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Jour 1030

JOUR 1030

MERCREDI 25 JANVIER 2012

CUSCO – P E R O U

0 KM

Arrivée à 8h00 et sous la pluie dans cette ville au nom symbolique. Je demande un plan et un agent m’en donne un. Puis je cherche un logis pour les quelques jours ici. À noté que le sommeil n’était pas au rendez vous. À peine une heure et beaucoup d’impatience je crois.

Dès arrivé à dans l’hôtel, je prends un petit déjeuner. Puis prends place dans la chambre avant d’aller chercher les infos pour le Macchu Picchu.  Le billet de train est prit vu que c’est le seul moyen d’y arrivé. Encore une insulte au voyageur puisque les locaux ne sortent que 7 dollars et les pigeons, de 70 à plus de cent pour l’aller retour. Belle discrimination !et bienvenue. Et impossible de prendre le même train que les locaux, vive la ségrégation ! Ensuite quelques achats pour aujourd’hui et aussi pour les sandwichs de demain. Un gars m’a dis que les prix sont indignes. Retour à la chambre et espère trouver le sommeil. Mais il ne viendra que très peu. Demain, départ de très bonne heure et avoir la forme pour ce grand jour sera bien.

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Jour 1029

JOUR 1029

MARDI 24 JANVIER 2012

PUQUIO – P E R O U

33 KM

Allez  boire un café avant de prendre la route et quittez ce village très sympa. Café-réponses durant le temps de le boire.

2 kms de descente et puis de la montée sur une vingtaine de kilomètres et une descente finale sur Puquio. La vue depuis le flan de la montagne est très belle. Ça vaut le coup d’œil.  Entrée dans la ville est directement je cherche le bus pour Cusco qui est très loin. Mais après une heure rien si ce n’est un espoir. Et il est là à la sortie de la ville. En attendant de prendre le billet, je prends une assiette au resto qui est à coté. Un prix incroyablement bas et excellent. Une bonne soupe et une assiette avec du riz, des flageolets et du steak panné frit.

L’attente sera longue dans ce village avec pas grand-chose. Le moindre à dire c’est qu’ils n’ont pas l’habitude de voir des étrangers à part quelques cyclistes.  Des amis de la route qui font comme moi le trajet en bus. La route pour Cusco ne propose pas grande attractions et beaucoup de montagnes. Il est préférable de passé plus de temps à Cusco. L’attente tourne à la surprise totale. En fait, c’est la pharmacie qui vent le sésame pour le voyage. Et 2 dames font le service. Donne les médicaments, le verre d’eau pour la consommation immédiate, les injections, et les autres obligations. Les médicaments se vendent au comprimé. 3 par ci et 2 par là voir un ou deux de plus ! Et dans le froid, je ne sais comment ça a commencé, mais l’ambiance c’est réchauffé avec les dames et beaucoup de déconnade de ma part. Des autres sœurs arrives et pareil pour le rire. J’en connaitrai 5 sur les 9 de la famille et aurai 4 bisous. Un moment très cool qui a fait de l’attente un moment qui a passé assez vite en fin de compte.

Aucun commentaire à faire sur le voyage en bus si ce n’est l’odeur de WC assez insupportable. Du fait qu’à un arrêt un peu d’eau de javel est appliqué. L’odeur est une chose, l’aspect une autre et bien répugnante.

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Jour 1028

JOUR 1028

LUNDI 23 JANVIER 2012

LACANAS – P E R O U

55 KM

Très peu dormi cette nuit et à 7h00 le soleil frappe de sa chaleur dans la tente. Je sors faire le pipi et déjà deux fois heureux : 1 par la vidange et l’autre par le soleil, lorsque je me retour je n’en croix pas mes yeux : un vicuña (voir photo) male. Vite l’appareil photo et tout le troupeau est présent non loin de là. Quel réveil en beauté !

Tout le temps est prit pour ranger les affaires soigneusement même si dans quelques heures il faudra les ressortir. C’est reparti et à voir le futur tracé de la route je déprime. Il ni à que de la montée et des lacets. Bien que sachant ce qui m’attends, le but à atteindre et de franchir la montagne et plus de 4000 m/alt.

Un arrêt pour prendre en photo un berger et son troupeau et voilà que j’entends au loin des motos. Et là c’est encore une belle rencontre avec Nicolas et Juan de Colombie. Belles motos, beaux équipements et bels esprits. C’est la routine mais toujours très intéressant et jubilatoire. Ils me font envies avec leur bécane ! Pas jaloux, mais envieux. Ils ont le GPS et là pas possible de triché : 3921 m/alt. et ça grimpe encore. Et plus tard encore un gars qui souhaite m’aidé en me prenant en voiture, là aussi c’est non bien que j’en chie un max. pardonné moi l’expression mais elle illustre mieux que tout autres mots le vécu du moment.

Peu après avoir vu les motards de Colombie, au sommet de la montée, un restaurant perdu la au milieu de rien. Je prends comme tous ces jours : riz et œufs. J’offre le coca au 2 boys qui me tienne la conversation et à la dame du buffet. Une vraie de vraie de la montagne. Visage typique, habillement traditionnel, attitude magique pour un voyageur. Magique et magnifique. Bon, ça repart à la descente durant 3 kms et puis hop, la grimpette encore plus dure. Mais que le spectacle est beau au fil des kms avec les vicuñas qui sont libre et voyage à leur grès dans les champs et en troupeau. Parfois, s’ils ne poussent pas leur cris, ils passent inaperçus tant ils se fondent dans le décor.  Et la « chance » de passé qu’à 2 mètres de l’un d’entre eux. Ce qui est magique, c’est qu’ils sont libre et non au zoo. Sauvage et non asservi pour l’homme et par lui.

Inutile de vous dire qu’en passant le cap des 4000 le vent froid c’est intensifier. Tant par la vitesse que par la fraicheur. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Tantôt froid, tantôt agréable. Mais pour atteindre le sommet il s’est montré horriblement discret renforçant ainsi la sensation de froids polaire. Mais cela ne m’empêche pas de prendre des photos et aussi mon temps pour m’assoir et admiré le panorama. Non seulement le panorama, mais le silence, le calme, le vent, les éclaircies furtives, les vicuñas, je me sens en paix profonde dans ces instants.

Km 100 et c’est la descente au fin fond du trou. Une chute de plus de 1200 mètres de hauteurs faite en 30 minutes dans le froid toujours plus dure avec la vitesse, à plus de 50 km/h par moment. Je fais gaffe et pense par moment, malgré la concentration très forte, à un pote descendant une montagne en vélo qui fut la dernière pour lui. Tragique ! J’ai confiance dans le vélo mais la crevaison peu arrivé très vite comme les problèmes mécaniques. Un rayon qui casse, la chaîne qui rompt comme la potence. Une fois en bas c’est le bonheur et le soulagement, mais aussi la peine, parce que ça repart de plus belle à la montée. Les heures sont là et c’est au font de la motivation qu’il faut puiser ces dernières ressources. 5 kms de grimpette pour atteindre un village. Un accueil triomphant. Tout le monde me félicite et m’encourage. Du jeune au vieux en passant par le travailleur. Quel salaire je reçois là, le plus beau de tous. Ça récompense les efforts de la journée. Les jambes pèsent 1000 kgs chacune et pourtant encore de l’énergie à revendre. Je trouve logis et fait vite au resto boire du thé et un repas bien mérité. Puis la douche et me voilà au travail. Il reste 25 km pour être dans la ville de Puquio et prendre le bus pour Cusco. Le temps passe et il faut avancer… Content et encore content….

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Jour 1027

JOUR 1027

DIMANCHE 22 JANVIER 2012

KM 76 – P E R O U

25 KM

Ça grimpe encore et toujours et ce sans le moindre faut plat ni descente. Etonnamment le moral va bien. De bref instant envie e versé une larme mais ceci est dû à l’effort et la souffrance que le corps ne dit pas à la conscience. Heureux de me battre contre l’élévation du train routier et de ma masse dans les hauteurs. Un vieux gars dans une vielle voiture me propose de me pousser un bout. Niet tout de suite de manière catégorique et affirmée mais avec grand respect et sourire.

C’est la journée de rencontre avec les motards. Le premier de Seattle et le deuxième Stéphane du Québec, Montréal. Avec les deux, 2 heures de blablas, de connaissances, de rires, de découvertes et d’amitiés très sympas. C’est aussi ça la route. Avec Stéphane le climat était vraiment au très frais. Le brouillard montant et venant sur nous avec sa bruine. L’air très frais, le vent froid, pas de soleil, dire que l’ambiance est nordique est peu dire. Heureusement, la chaleur des rencontres est là pour contrecarrer l’air arctique.

Et la route continue parce qu’il est presque la fin de l’après midi et qu’il faut penser à se mettre à l’abri dans ce néant. Pour les motards c’est un peu plus facile, mais dès le départ je savais que je dormirai dans la tente. Pourquoi la tente et pas à la belle étoile ? A cause du froid de la nuit. Une place est trouvée et ce n’est de loin pas la meilleur. Mais la fatigue m’a déposé là tout comme le destin. À voir…

À noté qu’aujourd’hui le soleil est de la partie. Alors ce matin je me suis dévêtu et remis les couche plus tard  en altitude avec le soleil qui c’est enfuit.  Apparemment les feuilles de coca font de l’effet. C’est un goût très amer sans saveur. Ça aide à ce qu’il parait ! C’est pourquoi j’en mâche à 2 reprises dans la journée. C’est le truc qui aide inconsciemment.

Au km 72 une petite descente de 1500 mètres, ah trop courte. Mais la big viendra bientôt et bien assez vite.

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Jour 1026

Peru

JOUR 1026

SAMEDI 21 JANVIER 2012

VILLATAMBO – P E R O U

0 KM

Ce n’est pas le jour pour reprendre la route. Aucun signal n’est au vert. Lors un jour à 2750 m/alt. pour s’acclimater un peu plus à cette altitude. Pour l’instant tout va bien, le poids est là, le souffle aussi, les jambes également et l’envie de faire ce petit record personnel. Au réveil les quelques maisons qui forme le village se voit dans son entier mais toujours avec du brouillard. La visibilité étant de 200 mètres alors que hier soir à peine 20 ! Et demain ?

 

 

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Jour 1025

Peru

JOUR 1025

VENDREDI 20 JANVIER 2012

VILLATAMBO – P E R O U

25 KM

Très bien dormi sur ce sol un peu dur. Les douleurs aux jambes sont là mais bien moindre que hier.  Je commence par boire suffisamment et mange la pastèque qui me reste. Et puis c’est le départ. C’est par un peu de marche et en poussant le convoi que l’échauffement se fait. Puis en selle. Plus c’est haut plus c’est beau et plus les montagnes s’offre à l’émerveillement. Et plus les kms sont là et plus je vois de cimes. Virages et encore des virages. Ils se suivent à la chaîne sans discontinuer. Les camions ont pour certains de la peine à avancé. Je rencontre plusieurs fois les mêmes convois des 4-5 camions qui livrent des tuyaux. Mais pas plus que trois par camion tant ils sont gros et en métal. C’est pour un gazoduc ou aqueduc certainement. Ils montent charger et redescente pour faire le chargement. Et à chaque fois une voiture ouvreuse indiquant le nombre de camion formant le convoi. Et j’ai compris ce soir qu’il y en avait trois comme cela. Donc environ 12-15 camions. 

Au km 44 un restaurant fermé. Je me pose pour manger et observé une pause. Un gars et arrivé par un chemin de terre transversal en moto. Je vais discuter avec lui et à mon tour de posé des questions. Très instructif et intéressant. Depuis ce km 44 c’est la bruine qui vient, presque comme une pluie fine et froide. Freddy m’indique qu’au km 52 il y a un village et de quoi dormir et faire le plein de liquide. C’est donc 8 kms de pluie bien fraiche. Dès mon arrêt pour la pause, je mis une veste et je ne la quitte plus. Demain va falloir mettre l’équipement d’hiver ? Il fait très froid d’un coup, c’est venu progressivement mais très vite. Pas trop de temps de s’acclimaté au nouveau climat. Ce soir c’est pull thermique et bien que dans une chambre, c’est dodo dans les sacs de couchage obligatoire. Bon. Il est passé 20h00 et je vais manger un truc au resto avant de dormir pour un repos mérité. La journée est simple : 4h00 de vélo à 6 km/h et rien de plus. J’ai vu un panneau avant le village au km 50 qui disait 2'722 m/alt. Je dois donc être juste un peu plus haut… Ce défi que je me suis lancé et positif pour le moment. Arrivé à cette altitude sans problème c’est très bien. Peu de crampe dans les mains et bras comme je l’ai imaginé. Les jambes un peu douloureuse mais pas plus que ça et pas de problème d’oxygène pour le moment. Ce soir j’ai acheté des feuilles de coca à mâché. Dès demain c’est la pratique du masticage. Elles ont la propriété de favorisé le manque d’air, coupé la faim, donné du tonus. Alors à voir…

 

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