JOUR 1123-1127

JEUDI 26 AVRIL 2012 AU

LUNDI 30 AVRIL 2012

SANTOS –B R A S I L

Eh bien ces deniers km ne furent pas aisés. De l’autoroute portuaire encore et encore. La seule voie qui mène au terminal du concentré de jus d’orange. Ça commence par du plat, quelques virolets puis la montée. J’aurai pus m’accrocher à un camion tellement ils allaient lentement à cause du degré de la pente. Mais ce sont les derniers coups de pédales dans ces terres. La descente est belle et la vitesse est là. L’autoroute est dégagée de tout trafic donc c’est sur la voie centrale que je m’éclate dans la pente. Et au plat, c’est la file de camions qui attendent pour entrer dans leur terminal respectif.

Je m’aventure dans la ville de Guaruja, où est le terminal exactement. C’est le grand contrôle à la porte et là aussi c’est la file de camion. Après le contrôle de sécurité, quelques téléphones et de l’attente, je ne peux y entré pour y passer la nuit. C’est un motel à 3 km qui sera le dernier refuge au Brésil. Une rue pour y accéder n’est composée que de poids lourd. Une lutte contre la mort pour la franchir. Un vrai parcours du combattant. Tellement fort que le lendemain matin je ne puis la franchir et passe par un autre itinéraire. Et la nuit ce passe bien. Un bon déjeuner et c’est parti pour le terminal. Cette fois j’y rentre et attendrai 2h30 le bateau. Le voilà qu’il se profile à l’horizon. Une photo et puis l’agrandissement au zoom numérique pour y voir son nom : c’est le bon ! Les amarres misent sur les bites et le navire est ainsi caler au terminal pour le temps du chargement. Je voir le Capitaine avec qui j’eus travaillé il y a 14-16 ans auparavant et sur un autre navire de la compagnie.  Ces deux premiers jours c’est avec le cuistot qu’ils sont passés. Ensemble les achats des commissions alimentaires. Trois sorties. Les environs ont bien changés depuis ! Des buildings, la rue du port devenue une artère principale, port de plaisanciers et ainsi de suite pour répondre à tout ce que demande une ville en expansion.

Voilà, il est amarrer, la passerelle est descendue et sécurisée, les autorités et l’agent monte à bord et je les suis. Un bonjour au capitaine en passant par ce que c’est un moment de labeur administratif. Ici, et dans la marine en général, il n’est plus question d’arrivé au port et de faire un signe de la main pour entré au port et débarqué. Après la montée de l’homme, la montée du matériel et le tout directement au « workstore » pour la traversée. Prise de la cabine. Petit et coquet. Un lit à 2 étages, un WC dans la salle de douche, un sofa avec une table, un siège et une armoire, voilà tout y est pour passer une bonne quinzaine et une excellente traversée.

Après les deux jours passés aux achats avec le cuisinier, en ce samedi c’est l’équipement de travail qui m’est donné. Chaussures de sécurité, habits contre la pluie, salopette de travail orange, une paire de gants et avec ma bonne volonté, prêt au travail. Je nettoie les sols des frigos et aires de stockages de produits alimentaires. Puis relax avant de prendre la mer demain dimanche.

Dimanche jour de départ. Le pilote du port est commandé. C’est l’homme qui est chargé de nous en faire sortir et aussi de nous y faire rentrer. Encore quelques formalités, mon passeport tamponné par l’immigration brésilienne et le pilote qui arrive. Largué les amarres !!! Les bateaux pousseurs sont à pieds d’œuvre, le grand navire de plus de 200 mètres de long fait demi-tour sur place et, direction l’océan atlantique qui s’ouvre devant, libre de toutes terres. Un coup de main est donné pendant la manœuvre  et ainsi une première prise de contact avec les collègues marins.

Lundi c’est le boulot. Horaire de 8h00 à 12h00 et de 13h00 à 17h00. Toute la journée est consacrée au nettoyage du navire. Il y a 4 marins pour l’extérieur dont un est le chef et moi, la pièce rapportée. L’équipage du navire est aussi fait du Capitaine, d’un second et d’un troisième. Et dans la lignée, le chef cuisinier, le steward et le messman. Coté mécanique, le chef ingénieur, suivit de ces 2 assistants, puis mécanos, graisseurs, électricien, ce qui en tout donne 21 membres d’équipage.

Ce lundi au grand air me fait du bien. Passer la journée à récurer les quelques 6’000 mètres carrés. Deux hommes sont au jet à pression et 3 qui frottent. La journée passe très vite. Et comme par enchantement, j’apprends que demain le 1er mai est un jour de congé pour tous. Enfin, l’horaire du dimanche. Alors pour marqué le coup, soirée BBQ avec le couché du soleil et un vent maritime. Un moment de fraternité entre les hommes et un instant de convivialité qui fait oublier le job.

Coté alimentation, c’est le pied géant. Des fruits à presque tous les repas, des légumes (pas assez à mon envie) des salades, de la viande et des soupes, le tout à volonté sans compter le jus d’orange. Ce jus que nous transportons (35'000 tonnes en concentré) et dont nous pouvons en boire à plus soif. J’espère en pouvoir en prendre un peu pour le départ et les 2 premiers jours. Et en plus il est tellement bon.