JOUR 1119-1122

DIMANCHE 22 AVRIL 2012 TO

MERCREDI 25 AVRIL 2012

BAGE – BRASIL TO SANTOS

En ce dimanche matin c’est bouge toi le gars ! Je roule dans la ville au hasard et ainsi m’offre une visite touristique avant de trouver un automate qui crache des sous afin de payer le bus pour Sao Paulo. La machine commence à peine à faire le bruit du comptage des billets que je suis fou de joie comme à chaque fois. Et chaque fois je me dis que je gagne à la loterie ! Mais au fond ce ne sont que mes sous ! Bref, retour au point de départ et paye le bus en deux temps trois mouvements. Achète quelques victuailles pour ce trajet de plus de 24h00 et retourne dans la réception de l’hôtel pour avoir une connexion à internet afin de passer le temps plus vite, et c’est le temps de monter à bord. Mais là, le vélo est démonté et emballé avec du carton et du film alimentaire. Encore une première dans la fin de ce voyage. Que de surprise ces derniers jours et que va-t-il encore bien pouvoir se produire pour étonner la galerie ?

Peu de passagers dans le bus. Chacun à ses aises et n’a crainte de déranger les voisins. J’irai sur le siège d’à coté durant la plus grande partie du voyage puisque les sièges devant moi resteront oblique et laisseront plus de place pour les jambes. La dame devant est un numéro. Elle tire les 2 dossiers au maximum de leur ouverture et ce, dès le départ. Raison pour laquelle je vais à coté et aussi, comme cela, les passagers derrières ma place sont aussi avantager. Je n’ose décrire la place de la dame une fois quelle l’a quittée. Je ne sais comment c’est possible et bien que là c’est dégueulasse, j’ai eu vu bien pire ! C’est une autre éducation ou alors il ni en a pas tout simplement !!! Plusieurs arrêts pour manger et faire quelques pas dans des restaurants. Ils sont correct au niveau du prix, sauf un où c’est le massacre à l’ogive nucléaire. Le voyage se passe tout en douceur. Pas coupure certes, mais le sommeil à été trouver plusieurs fois et ainsi le temps c’est compresser pour paraître plus doux.

En ce lundi soir et après 26h00 de trajet incluant les pauses, c’est Sao Paulo en ce début de soirée. Déballer le vélo et remonté le tout pour partir à la recherche d’une couche. Le gentil monsieur de l’info touristique est bien gentil, mais ça ne m’a servi qu’à deux choses : de savoir plus ou moins je me situe dans cette ville et la direction à prendre pour aller prendre le bateau. Je tourne pour trouver l’hôtel à quelques pâtés de maisons du terminal de bus et c’est la zone à filles de joies. Ah ! Si je ne me retenais pas ! Et elles sont vraiment cannons et alléchantes, mais l’intégrité est plus forte que l’envie. Un hôtel dans ce quartier est vraiment très chic. Après avoir demandé le prix, je repars. L’hôtesse d’accueil me demande d’attendre et après avoir fait un calcul m’offre un autre pris mais encore en dessus de mes moyens. Je la remercie et m’en vais. Elle refait le même coup et là je ne peux point refuser l’offre inférieure à 25$ par rapport au premier prix. Et j’aime mieux vous dire que la chambre est vraiment belle et tout y est pour y passer une belle nuit. Éclairage multiple au plafond par commande depuis la tête du lit. Salle de bain lumineuse et spacieuse et ainsi de suite. Ne manque qu’une partenaire pour ensoleiller la pièce. Je l’ai trouvée avec mon ordinateur qui ferai bien l’affaire. Trois années de fidélité, ce n’est pas le moment de lâcher prise.  

Mardi c’est départ pour la direction de Santos. Mais avant il faut sortir de cette ville immense et avec un plan qui n’en couvre que 20% de sa surface. Alors la direction est bonne et c’est parti ! Les kilomètres vont vite et ça roule bien. Entre les trottoirs, les voies de bus, les contre-sens et la route quant il ni é pas trop de circulation, c’est un bon rythme. Mais après 1h00 le plan ne sert à plus rien, déjà hors cadre. Une erreur d’un km aller retour et c’est la voie royale. C'est-à-dire l’autoroute allant de 4 à 7 pistes pour sortir de la ville et rejoindre l’arrivée. Mais un hic. Les 15 derniers kms sont interdits aux vélos. Le tronçon est dangereux et n’offre pas de bande d’arrêt d’urgence. Alors c’est l’errance pour trouver une solution dans ce pays qui ne parle que le portugais ! Demi-tour sur l’autoroute. Marche à coté de mon vélo, et encore tout ce qui est inimaginable de faire chez nous sur un tel tronçon. Là encore, c’est unique et c’est vraiment une fin de voyage en terre Américaine assez dingue !!! Renseignement auprès de la police et des gars de l’entretien. Et le gars de l’entretien se rase et s’arrête sans dire un mot. M’offre un café et me fait signe de m’assoir et d’attendre. Là aussi c’est fou et une première ! J’adore une fois le coup passé, mais sur le moment c’est surprenant en bien. Et j’attends. En autre gars arrive. Je suis là est attends. Mais je demande quand même si je pourrai passer ou si je dois faire la chasse à un camion qui passe pour y chargé le cycle ? Je prouve en ouvre mes emails, l’adresse du terminal et la raison du voyage. Les gars me prennent en photos. Ils sont vraiment très cool, tous. Et c’est sur un des camions  du service des autoroutes que cette ultime partie d’autoroute se fera. Et c’est pour me déposer devant l’hôtel, vraiment rien à dire sur le service. Là encore un grand moment. Mais j’ai aussi éprouvé une certaine  paix. Ça ne bouillonnait pas en moi devant cet obstacle coutumier. Certainement la force de l’habitude et l’expérience ?

Et voilà, tout près de l’objectif et de l’embarquement, plus que quelques heures. À l’heure d’écrire ce message il est 12h00 en ce mercredi et la montée à bord c’est demain aux environs de 9h30. Donc moins de 24h00. La tension monte et elle est là. Pas une tension négative, mais celle qu’une personne ayant fait un truc ou vécu spécialement peut ressentir. Ou même, un travailleur qui à 65 ans arrête son travail après 40 dans la même entreprise. Tient, certainement la même sensation ! Il me reste 30 km environ pour atteindre le X. Et j’espère qu’ils me laisseront entré pour que j’y passe la nuit dans le hamac afin d’être sûr ne me pas louper l’arrivé du géant des mers. Voilà, il est presque temps de dire un ultime au revoir aux pays traversé depuis 3 ans et d’aller embraser la vieille Europe comme un Pape qui arrive en terre païenne et s’agenouille pour donner un baiser à la terre….